Des banques toujours embourbées

Une bonne dose de croissance, un cadre réglementaire stable et des débiteurs en forme, le secteur bancaire n’en demande pas plus pour retrouver une santé de fer.

Or, le thermomètre boursier indique que les conditions ne sont toujours pas réunies. A Paris, les valeurs bancaires ont reperdu près de 7 % en trois jours.

La croissance n’est ni forte, ni solide et peut-être pas durable. Tous les indicateurs convergent, un ralentissement mondial est probable dans les prochains mois et la baisse de la production industrielle en zone euro, a montré hier que la machine restait grippée.

Côté réglementaire, rien de solide n’a abouti pour l’instant en Europe. La réforme financière américaine adoptée en juillet a été édulcorée, mais elle a au moins le mérite d’exister. De ce côté ci de l’Atlantique, on ignore toujours quel sort sera réservé au trading pour compte propre des dérivés, quant à réforme Bâle III qui va renforcer les réserves bancaires, elle fait l’objet d’une bataille rangée entre banques et régulateurs qui veulent maintenant rajouter quelques tiroirs de fonds propres supplémentaires au texte présenté en juillet.

Enfin, les débiteurs souverains des banques n’envoient pas de signaux rassurants. Petite faille dans l’Union Européenne, le parlement Slovaque vient de refuser de contribuer au fonds de stabilité destiné à éviter un défaut de paiement de la Grèce. L’incident ne va pas bloquer le mécanisme d’aide, il serait même insignifiant si le ministre des Finances slovaque n’avait pas demandé avec un certain aplomb, que l’Europe change ses règles et accepte le principe d’une faillite d’un Etat membre.

On voit bien, que le cauchemar des PIGS est loin d’être terminé pour les banques européennes. En Irlande, c’est le problème de l’immobilier commercial qui devient ingérable, tandis que les nouvelles venues d’Espagne ne sont pas bonnes non plus. Et le premier ministre espagnol a vu hier une autre brèche s’ouvrir dans le financement de son budget : en région cette fois-ci. Après la Catalogne et la région de Madrid c’est maintenant la Galice qui connaît des difficultés financières. La pointe nord-ouest de l’Espagne a demandé hier, le gel de ses créances auprès du gouvernement de Madrid. La rentrée s’annonce difficile.

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