Chamailleries financières à Davos

Une intervention  bancaire à décrypter à Davos: celle du PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa au titre de l’Institut International de la Finance (IIF) qui souhaite que la liste des « Too big too fail » soit tenue secrète.

Et pour cause.  Il y aurait des risques de distorsion de concurrence. Car on a bien compris  que ces mégabanques trop grosses pour être mises en faillite, auront droit au parachute suprême : la garantie des Etats, de telle sorte que les marchés et les agences de rating en tiendront  compte. Ce qui veut dire qu’il y aura bientôt deux poids, deux mesures : les megabanques munies d’un parachute qui se refinanceront  aux meilleures conditions tandis que les autres banques paieront plus cher leur matière première: l’argent. De là une distorsion de concurrence préjudiciable aux établissements plus petits comme la Société Générale qui n’auront pas de garantie.  Encore faudra-t-il prouver que la caution des Etats peut réellement servir de ceinture de sécurité. Avec la crise des dettes publiques, on peut à présent se poser la question.

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